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    Berthe
    L’atelier est une porte ouverte pour nous qui
    pourrait devenir quelque chose de très grand.  
    Je n’ai pas pu aller très loin à l’école, et personne
    dans la famille ne s’attendait à ce que je me
    débrouille.  Grâce à l’atelier, j’ai appris à faire
    des choses moi-même.  Je sors, j’achète les
    matériaux pour le travail.  Je fais ce qui est devant
    moi à faire.  La honte est partie !  J’arrive même à
    parler devant un groupe maintenant, quand j’ai
    quelque chose à dire.  Ma famille me respecte et
    me donne de la responsabilité. C’est une joie
    pour eux de me voir comme ça.

    Rebecca
    Ma famille ne m’a pas mise à l’école avec
    mes frères, mais je voulais faire quelque chose.  
    Mon frère m’a aidé à faire la couture, mais
    c’était difficile.  Depuis mon arrivée ici, j’ai appris
    à coudre beaucoup de choses.  A la maison je
    suis respectée parce que je m’en vais le matin.
    Je travaille.  Au niveau de mes parents et des
    beaux- parents on voit que je me débrouille et j’
    arrive à faire quelque chose.  Ce qui me manque
    maintenant c’est la lecture.  Maintenant j’ai plus
    de confiance.

    Sali
    Avec les sœurs je suis très heureuse.   C’est
    comme une famille ici.  Le travail en groupe est
    agréable.  Je suis pressée pour venir le matin
    travailler ensemble.

    Aminata
    « Quand j’étais enfant ma grand’mère n’aimait
    pas ma mère, et elle a demandé à un marabout
    de nous ‘lier l’intelligence,’ à mon petit frère et
    moi.  C’était une malédiction qui faisait que nous
    ne pouvions jamais réussir ni à l’école ni nulle
    part.  Plus tard elle a fait ajouter des problèmes
    cardiaques et des douleurs à la poitrine, et ils
    ont commencé sans tarder.  Mon frère et moi
    souffraient à l’école.  Nous avions tout le temps
    peur et les autres se moquaient de nous.  Nous
    croyions à ces malédictions et ne réussissaient
    jamais à bien travailler à l’école.  J’avais peur de
    ne pouvoir jamais rien faire dans la vie.  Nos
    parents ont plusieurs fois consulté le marabout
    pour nous trouver la guérison, mais rien n’y était.  
    J’avais peur chaque jour de mourir.  
           
    En ce moment-là j’étais très découragée parce
    que je venais de rater l’examen pour rentrer au
    lycée pour la deuxième fois.  Ma vie me semblait
    inutile.  Si je devais quitter l’école, ce serait la fin
    de tout.  Qu’est-ce que je pourrais faire?  J’ai
    commencé à assister aux réunions de femmes
    et au cours de couture à l’église.  En écoutant je
    me suis rendu compte qu’avec Jésus il y avait
    de l’espoir pour moi. »

    Le père d’Amy l’a finalement donné son accord
    pour qu’elle devienne apprentie-couturière, mais
    c’était difficile là-bas pour elle et elle luttait pour
    apprendre.  A côté elle a commence à travailler
    avec le projet qui devait devenir la Maison Dorcas.  
    Nous faisions des enveloppes en velours pour
    un horloger et elle était la seule à savoir coudre.  

    Maintenant elle est chrétienne depuis plus de
    quinze ans, et ses problèmes cardiaques ont
    disparus, car elle sait que Dieu est plus fort que
    la malédiction de sa grand’mère.  Elle est chef
    d’équipe au travail, elle gagne son pain, et elle
    contribue au système familial.  On la respecte.

    Le fait de pouvoir travailler avec le projet lui donne
    les moyens d’avoir une certaine indépendance
    de sa famille, et de construire sa propre vie avec
    l’aide de Dieu. Elle dit « Je  suis capable aujourd’
    hui de faire les choses très compliquées dans
    mon travail que je ne pouvais pas faire.  Avant je
    me trouvais très inutile dans la société.  J’ai appris
    à aborder les gens pour la vente et à avoir
    confiance en moi-même.  Mon projet c’est d’aider
    les enfants de la rue à sortir de leur misère, en
    construisant un atelier de couture,  et un lieu de
    vente. »
Aminata
Sali
Berthe
Rebecca